à la Galerie Nadine et Tom Verdier - décembre 2006 et janvier 2007
c'était du 2 décembre 2006 au 13 janvier 2007...
Le texte suivant est tiré du communiqué de presse (Tom Verdier)
Akiza est née au Japon. Dark, gothique, industrielle, techno et graphique, la poupée fetish doit beaucoup aux séismes qui secouent si souvent l’archipel.
2003, l’artiste qui va lui donner le jour est en voyage au Japon. Jeune graphiste et typographe français de 26 ans, il vient de gagner un concours international de typographie primé par la fonderie Morisawa. Ce qui le frappe le plus dès l’arrivée sur l’archipel, c’est le fouillis inextricable qui court au dessus des têtes : gaz, eau, électricité... tout passe par le haut à cause des tremblements de terre qui fendent trop souvent le sol. L’accumulation est telle qu’on est incapable de décider précisément le rôle de chaque élément. Si de place en place on reconnaît un câble ou un tuyau, on reste dans le flou la majeure partie du temps. Cette sensation, il décide de la recréer par un travail de pur graphisme en noir et blanc, en faisant des compositions complexes de grillage, de câbles et d’éléments les plus divers qu’il compresse sur un seul plan, supprimant tout code de profondeur. Il occasionne ainsi une perte du sens par l’accumulation, un véritable no man’s land entre l’abstrait et la figuration. Pour pousser encore plus loin l’ambiguïté, il crée un visage commun à toutes ces compositions : Akiza. En ajoutant ce visage, il fait de chaque composition aussi abstraite soit-elle une incarnation de son personnage. Et de fait, le cerveau s’arrange toujours pour voir un corps dans cet ensemble, que l’artiste y aide ou pas. Est-ce de ne voir que le visage des autres qui nous fait si facilement admettre presque n’importe quoi comme un corps ?
Au delà des compostions individuelles, Akiza dans son ensemble est une démarche globale, d’invasion et de confusion, une question permanente sur l’identité. En effet, l’artiste se cache derrière sa création, au point qu’Akiza le désigne autant lui que son œuvre. De plus, il édite sa poupée sur des posters, des sacs, des Tshirts, des badges... sur tous les produits industriels possibles, avec l’objectif d’intégrer la notion la plus globale et la plus immatérielle qui soit : l’inconscient collectif. L’artiste se dématérialise dans un personnage multiple, un visage aux mille avatars, qui lui sert de vecteur pour s’introduire dans l’inconscient de chacun.









Dans la lignée des œuvres de Warhol ou Murakami, Akiza est à la fois œuvre d’art et bien de consommation de masse. Durant l’exposition, cette dichotomie se manifestera par la diversité des œuvres.
D’une part seront exposées des pièces uniques réalisées sur plaques émaillées, opposition d’un support ancien, évocateur, nostalgique, et d’une création industrielle technoïde. Cependant que la plaque émaillée, support de publicité du siècle dernier par excellence, entretient le rapport le plus étroit avec le début de la consommation de masse et fait de ces pièces uniques à la fois une publicité et une archéologie d’elles-mêmes.
On trouvera d’autre part des centaines de T-shirts édités pour l’occasion, vendus en boîtes de conserves, symbole warholien de la consommation de masse. Les boîtes seront l’objet d’installations diverses dont l’évolution au fil des ventes constitueront une autre œuvre de l’exposition, évolutive et aléatoire.

Enfin et en plus des boîtes contenant des T-shirts, l’exposition présentera « Glory box », installation de 1000 boîtes de conserve vides étiquetées spécialement. Au prix unitaire de 4€99, ces boîtes seront en vente uniquement pendant la durée de l’exposition. Après quoi les boîtes restantes seront compressées et coulées dans un bloc de résine d’un mètre de côté. L’œuvre résultante sera vendue 10 000 € quel que soit le nombre de boîtes restant. C’est donc la possibilité pour le public de l’exposition d’annuler une œuvre d’art, puisque le bloc de résine sera coulé et vendu aux conditions préétablies, même si aucune boîte ne reste.




Les plaques...
11 formats ovales, 480 par 620 mm
2000 euros
3 formats rectangulaires, 400 par 950 mm
3000 euros














Merci à ceux qui sont venus et qui ont vu...
photographies : Quentin Deschamps
Le texte suivant est tiré du communiqué de presse (Tom Verdier)
Akiza est née au Japon. Dark, gothique, industrielle, techno et graphique, la poupée fetish doit beaucoup aux séismes qui secouent si souvent l’archipel.
2003, l’artiste qui va lui donner le jour est en voyage au Japon. Jeune graphiste et typographe français de 26 ans, il vient de gagner un concours international de typographie primé par la fonderie Morisawa. Ce qui le frappe le plus dès l’arrivée sur l’archipel, c’est le fouillis inextricable qui court au dessus des têtes : gaz, eau, électricité... tout passe par le haut à cause des tremblements de terre qui fendent trop souvent le sol. L’accumulation est telle qu’on est incapable de décider précisément le rôle de chaque élément. Si de place en place on reconnaît un câble ou un tuyau, on reste dans le flou la majeure partie du temps. Cette sensation, il décide de la recréer par un travail de pur graphisme en noir et blanc, en faisant des compositions complexes de grillage, de câbles et d’éléments les plus divers qu’il compresse sur un seul plan, supprimant tout code de profondeur. Il occasionne ainsi une perte du sens par l’accumulation, un véritable no man’s land entre l’abstrait et la figuration. Pour pousser encore plus loin l’ambiguïté, il crée un visage commun à toutes ces compositions : Akiza. En ajoutant ce visage, il fait de chaque composition aussi abstraite soit-elle une incarnation de son personnage. Et de fait, le cerveau s’arrange toujours pour voir un corps dans cet ensemble, que l’artiste y aide ou pas. Est-ce de ne voir que le visage des autres qui nous fait si facilement admettre presque n’importe quoi comme un corps ?
Au delà des compostions individuelles, Akiza dans son ensemble est une démarche globale, d’invasion et de confusion, une question permanente sur l’identité. En effet, l’artiste se cache derrière sa création, au point qu’Akiza le désigne autant lui que son œuvre. De plus, il édite sa poupée sur des posters, des sacs, des Tshirts, des badges... sur tous les produits industriels possibles, avec l’objectif d’intégrer la notion la plus globale et la plus immatérielle qui soit : l’inconscient collectif. L’artiste se dématérialise dans un personnage multiple, un visage aux mille avatars, qui lui sert de vecteur pour s’introduire dans l’inconscient de chacun.
Dans la lignée des œuvres de Warhol ou Murakami, Akiza est à la fois œuvre d’art et bien de consommation de masse. Durant l’exposition, cette dichotomie se manifestera par la diversité des œuvres.
D’une part seront exposées des pièces uniques réalisées sur plaques émaillées, opposition d’un support ancien, évocateur, nostalgique, et d’une création industrielle technoïde. Cependant que la plaque émaillée, support de publicité du siècle dernier par excellence, entretient le rapport le plus étroit avec le début de la consommation de masse et fait de ces pièces uniques à la fois une publicité et une archéologie d’elles-mêmes.
On trouvera d’autre part des centaines de T-shirts édités pour l’occasion, vendus en boîtes de conserves, symbole warholien de la consommation de masse. Les boîtes seront l’objet d’installations diverses dont l’évolution au fil des ventes constitueront une autre œuvre de l’exposition, évolutive et aléatoire.
Enfin et en plus des boîtes contenant des T-shirts, l’exposition présentera « Glory box », installation de 1000 boîtes de conserve vides étiquetées spécialement. Au prix unitaire de 4€99, ces boîtes seront en vente uniquement pendant la durée de l’exposition. Après quoi les boîtes restantes seront compressées et coulées dans un bloc de résine d’un mètre de côté. L’œuvre résultante sera vendue 10 000 € quel que soit le nombre de boîtes restant. C’est donc la possibilité pour le public de l’exposition d’annuler une œuvre d’art, puisque le bloc de résine sera coulé et vendu aux conditions préétablies, même si aucune boîte ne reste.
Les plaques...
11 formats ovales, 480 par 620 mm
2000 euros
3 formats rectangulaires, 400 par 950 mm
3000 euros
Merci à ceux qui sont venus et qui ont vu...
photographies : Quentin Deschamps
